Pour un salon de coiffure, un barbier, un institut de beauté ou une ongleterie à Bruxelles, une plateforme de réservation comme Treatwell ponctionne en moyenne 2,50€ par rendez-vous pris via son canal plus environ 20% de commission sur chaque nouveau client qu'elle apporte, pendant que Planity facture un abonnement de 79 à 149€ par mois et que Booksy oscille autour de 30 à 90€ par mois selon le plan. Sur un salon qui prend 40 rendez-vous par semaine à Schaerbeek ou à Anderlecht, on parle vite de 2 000 à 4 000€ par an qui partent ailleurs que dans la caisse. Un site propre avec prise de rendez-vous intégrée fait la même chose pour environ 49€ par mois côté Pixel Noir Studio, sans commission, sans algorithme tiers, et avec votre fichier client qui reste chez vous.
Je suis développeur web indépendant à Bruxelles, je travaille depuis le café Le Metropole à Jette, et cet article remet à plat ce que ces trois plateformes prennent vraiment, ce que vous payez sans le voir, et ce que vous récupérez quand le site qui prend vos rendez-vous est le vôtre. Aucun discours moralisateur : juste le calcul, ligne par ligne, avec les sources accessibles.
Ce que Treatwell, Planity et Booksy facturent vraiment en 2026
Treatwell, l'effet ciseau
Treatwell (l'ex-Wahanda, racheté par TripAdvisor en 2019) fonctionne en double facturation. D'abord, l'abonnement Connect ou Treatwell Pro, généralement entre 30 et 75€ par mois selon les options. Ensuite, une commission de 2,50€ HT par rendez-vous pris via le site Treatwell, et surtout une commission qui monte autour de 20% TTC sur le premier rendez-vous d'un nouveau client apporté par Treatwell, prélevée sur le ticket moyen, selon les conditions tarifaires affichées par Treatwell France et Belgique (sources : treatwell.fr/pro et grille tarifaire publique 2025). Pour un balayage à 90€, ce sont 18€ qui partent à Treatwell sur le premier rendez-vous, plus les frais fixes par RDV.
Le piège tient à la définition de "nouveau client". Une personne qui réserve une fois chez vous via Treatwell mais qui ensuite vous trouve directement sur Google, vous appelle ou passe en face à face, reste comptabilisée comme cliente Treatwell tant qu'elle réserve à travers la plateforme. Plus la cliente est fidèle à votre salon mais réserve par habitude sur l'app, plus vous payez longtemps une commission pour quelqu'un que vous avez déjà gagné.
Planity, le modèle SaaS
Planity ne prend pas de commission par rendez-vous, c'est l'avantage. En contrepartie, l'abonnement mensuel est plus lourd : trois paliers communiqués publiquement, 79€, 99€ et 149€ par mois en 2025-2026 selon le nombre de praticiens et les modules activés (caisse, fiches client, marketing SMS), source : planity.com/pro. Le coût marketing additionnel pour pousser les "promotions" depuis l'app facture souvent entre 0,10 et 0,30€ par SMS envoyé.
Le piège chez Planity n'est pas tarifaire, il est stratégique. Vos clients réservent via planity.com ou l'app Planity, pas via votre site à vous. Vous gagnez de la simplicité, vous perdez le trafic SEO et l'identité visuelle de votre salon. Le jour où Planity change ses conditions, vous n'avez pas de plan B prêt.
Booksy, l'option intermédiaire
Booksy (très implanté chez les barbiers à Saint-Gilles, Ixelles et Anderlecht) facture autour de 30€ par mois pour un praticien seul et monte autour de 90€ pour un salon multi-praticiens, plus une commission Booksy Boost optionnelle de 30% sur les nouveaux clients amenés par leur moteur de recherche interne, source : booksy.com/biz. Booksy reste compétitif sur le mensuel, mais le module Boost peut vite faire grimper la facture sur un salon en croissance.
Le calcul réel sur un salon bruxellois moyen
Prenons un salon de coiffure à Anderlecht qui fait 40 rendez-vous par semaine, ticket moyen 55€, soit un chiffre d'affaires hebdomadaire autour de 2 200€. Sur 48 semaines travaillées, le chiffre annuel tourne autour de 105 000€. Voici ce que les trois plateformes ponctionnent dans ce scénario.
- Treatwell : 50€ d'abonnement par mois plus 2,50€ par RDV soit environ 1 800€ pour les frais fixes par rendez-vous sur l'année, plus 20% sur les nouveaux clients (estimés à 25% du flux annuel) ce qui ajoute environ 2 600€. Total annuel autour de 5 000€.
- Planity : palier intermédiaire à 99€ par mois soit 1 188€ par an, plus marketing SMS d'environ 250€. Total annuel autour de 1 450€.
- Booksy : 60€ par mois soit 720€ par an, plus Boost à 30% sur nouveaux clients estimés à 1 800€ si vous l'activez. Total annuel entre 720€ (sans Boost) et 2 500€ (avec Boost).
Sur trois ans, Treatwell coûte donc en cumulé autour de 15 000€ pour un salon de cette taille, Planity 4 350€, Booksy entre 2 160€ et 7 500€. Ces chiffres sont des fourchettes raisonnables, basées sur les grilles publiques et les volumes typiques. Votre cas peut diverger à la hausse ou à la baisse selon le mix nouveaux et anciens clients.
Pourquoi un site propre avec réservation intégrée change l'équation
Un site qui prend les rendez-vous directement, sans intermédiaire, coûte un setup unique facturé sur devis (en moyenne 800 à 1500€ pour un site vitrine professionnel, j'ai détaillé les postes dans Combien coûte un site web professionnel en 2026 ?) plus un abonnement Pixel Noir Studio à partir de 49€ par mois qui inclut la prise de rendez-vous, les rappels SMS la veille, le chatbot qui répond aux questions courantes (horaires, prestations, parking, accès tram) et la maintenance.
Sur trois ans, ce modèle représente environ 800 à 1500€ de setup plus 1 764€ d'abonnement, soit 2 600 à 3 300€ au total. Pour un salon facturé par Treatwell autour de 15 000€ sur la même période, l'écart représente plus de 11 000€ qui reviennent dans votre caisse, ou dans une retouche de votre salle, ou dans une augmentation de salaire pour vos employés. La logique exacte de pourquoi ce modèle d'abonnement marche mieux qu'un site payé une seule fois est expliquée dans Site web en abonnement à Bruxelles.
Au delà du calcul, vous récupérez trois choses qu'aucune plateforme ne vous donne : le fichier client complet (nom, email, téléphone, historique), exportable en CSV à tout moment ; le SEO local sur votre propre nom de domaine, qui vous fait monter sur "coiffeur Schaerbeek", "barbier Saint-Gilles" ou "institut Anderlecht" plutôt que de remplir Treatwell d'avis qui profitent à la plateforme ; et la possibilité de pousser vos promos en direct par SMS ou email, sans qu'un algorithme tiers décide qui les voit. C'est l'idée que j'ai détaillée dans Automatiser les rendez-vous en institut beauté.
Quand quitter la plateforme, et quand la garder
Quitter Treatwell ou Planity du jour au lendemain est rarement la bonne stratégie. La règle que je conseille à mes clients bruxellois fonctionne en trois temps. D'abord, mettre en place le site propre avec réservation intégrée, sans rien dire à la plateforme. Pendant deux à trois mois, le site capte les nouvelles réservations des clients fidèles via QR code en caisse, lien dans la signature email et incitation discrète ("5 pourcent de réduction si vous réservez via notre site la prochaine fois"). Ensuite, on désactive l'abonnement Booster ou les options marketing payantes de la plateforme, en gardant une présence minimale gratuite pour la découverte. Enfin, on coupe la plateforme une fois que 70 pourcent au moins du flux passe par votre site.
Garder une présence Treatwell ou Booksy peut rester utile à deux conditions précises : si vous ouvrez un nouveau salon dans une zone que vous ne connaissez pas (Etterbeek, Forest, Auderghem), la plateforme amène un trafic découverte rapide ; ou si votre clientèle est principalement touristique ou de passage (centre, Sablon, Dansaert), auquel cas l'app est leur réflexe naturel. Dans les autres cas, sur un salon de quartier à Schaerbeek, Anderlecht ou Jette, le site propre devient rentable en moins d'un an.
La spécificité Bruxelles : 19 communes, 3 langues, 1 SEO local à gagner
Bruxelles a une particularité que ni Treatwell ni Planity ne gèrent vraiment bien : 19 communes avec des dynamiques très différentes, et trois langues commerciales (français, néerlandais, anglais autour du quartier européen). Un salon de coiffure à Jette ne joue pas dans la même ligue qu'un institut de Saint-Gilles ou qu'une ongleterie d'Anderlecht. Le SEO local sur "coiffeur Jette", "barbier Schaerbeek" ou "manucure Anderlecht" est une bataille qui se gagne avec un site qui vous appartient, pas avec une fiche enterrée dans le moteur de recherche d'une plateforme. La méthode est dans SEO local et Google Business à Bruxelles.
L'autre spécificité bruxelloise, c'est l'effet bilingue. Un site propre vous laisse choisir vos langues (FR, NL, parfois EN), avec un contenu pensé pour le quartier. Une plateforme vous impose son interface standard. À Anderlecht, où la moitié des clients consultent en français et l'autre moitié en néerlandais, c'est tout sauf un détail.
Comment je fais ça concrètement
Je suis seul à Pixel Noir, je code moi-même les sites que je livre, et je travaille avec les salons et instituts bruxellois sur la base d'un audit gratuit de 30 minutes en visio ou au café Le Metropole à Jette. Je regarde votre flux de rendez-vous actuel, votre commission Treatwell ou votre abonnement Planity, et je vous dis franchement si la bascule est rentable pour vous ou pas. Si elle l'est, je vous livre un site avec prise de rendez-vous intégrée, fichier client privé, rappels SMS et SEO local pré-configuré sur votre commune. Pour les détails du modèle (création facturée au lancement plus abonnement mensuel), tout est expliqué dans Embaucher son site web en 2026.
Si vous tenez un salon ou un institut à Bruxelles et que la facture Treatwell ou Planity vous pèse, écrivez-moi à contact@pixelnoir.dev avec votre commune, votre type d'activité et le nombre de rendez-vous moyen par semaine. Je vous renvoie un calcul personnalisé sous 48 heures, sans engagement. Ou passez directement me voir au café Le Metropole à Jette, on prend un café et on regarde votre cas en vingt minutes.
Questions fréquentes
Treatwell prend-il vraiment 20% sur chaque rendez-vous ?
Non, Treatwell prend environ 20% TTC uniquement sur le premier rendez-vous d'un nouveau client apporté par la plateforme, plus une commission fixe d'environ 2,50€ HT par rendez-vous pris via le site Treatwell, plus l'abonnement mensuel. Pour un client fidèle qui réserve à répétition via l'app, c'est la commission fixe par rendez-vous qui s'applique, pas les 20%.
Combien coûte un site avec prise de rendez-vous à Bruxelles ?
Un site vitrine professionnel avec prise de rendez-vous intégrée à Bruxelles se situe entre 800 et 1500€ pour le setup initial facturé sur devis, plus un abonnement à partir de 49€ par mois pour la maintenance, les rappels SMS et le chatbot. Le détail des postes est chiffré dans mon article sur le coût d'un site web en 2026.
Puis-je garder Treatwell et avoir mon propre site en parallèle ?
Oui, c'est même la stratégie de transition que je recommande pendant deux à trois mois. Vous gardez Treatwell pour le trafic découverte le temps de basculer vos clients fidèles vers votre site propre, puis vous coupez l'abonnement payant et gardez éventuellement une fiche gratuite.
Le fichier client appartient à qui sur Treatwell ou Planity ?
Sur Treatwell, vous recevez le nom et l'email du client mais l'historique complet et le canal de contact restent contrôlés par la plateforme. Sur Planity, vous avez plus d'accès aux données mais l'export reste limité selon le plan. Sur un site propre, vous possédez 100% du fichier client, exportable en CSV à tout moment.